Dubphonic - Relight
Par niz le vendredi 20 novembre 2009, 19:25:00 - Electro dub
Relight : le nouvel album du trio parisien de Dubphonic vient de sortir chez Hammerbass, métissage entre dub electro, trip-hop et ambiant et bidouillage sonores, il apparait comme une bonne surprise pour ce groupe que l'on avait un peu perdu de vue...
On ne le répétera jamais assez, le dub est une musique d'ouverture et d'expérimentation sonore, depuis les années 70 et King Tubby derrière son enregistreur 4 pistes c'est toujours le même créneau, triturer le son, mélanger les influences, les styles et éviter de s'enfermer dans un carcan lourd. Dubphonic partage cette vision du dub et de l'expérimentation, ils mêlent sans complexe et avec réussite du trip-hop, du hip-hop, du dub electro et de l'ambient...
C'est ainsi que six ans après leur précédent opus Smoke Signal qui fut très bien accueilli par la presse : Un album soft mais prenant (Coda), élégant mélange aux effluves jamaïcaines (Le Monde), des compositions lancinantes (20 Minutes), sublime qualité de son et fluidité absolue (Reggae.fr), un dub qui se fond dans l'électro-ambient et se fait chamanique jusqu'à prendre la forme d'une envoûtante installation sonore (Télérama), Dubphonic étire ses rivages sensuels sous des astres bienveillants et bien leur en prend (Keyboards)... voici leur nouvel opus.
Ça faisait tellement longtemps que nous n'avions pas entendu parler d'eux que l'on pouvait se demander si Smoke signal allait ou pas avoir un petit frère... Mais il n'en était rien, une fois Smoke Signal parti les rédactions parisiennes, l'album fut adulé tout autour de la planète pour ces ambiances et même plusieurs fois utilisé dans des bandes son de séries américaines à succès ("Six Feet Under" (2è saison/ép.9) et "Dexter"(2è saison/ép.2)). Il s'en suivra une tournée en première partie des japonais de Audio active, quelques concerts avec des membres d'Hammerbass, avant que les Dubphonic retrournent en studio pour préparer leur nouvel opus.
L'accouchement semble avoir été douloureux pour Relight, la durée entre les deux albums en témoigne, mais l'attente valait vraiment le coup. Stéfane Goldman (guitare, subasophone, programmation), Sylvain Mosca (guitare, mélodica, programmation) et Alexis Mauri (réverbérations, production, programmation) surprennent par leur style unique et leur maitrise des ambiances. Une atmosphère minimaliste, assez dark mais tellement majestueuse, l'album débute par le titre The Only Girl On Earth où la voix de Liset Alea résonne sur un texte de fin de monde... un début par forcément dans la joie mais le beat de ce titre fortement trip-hop est magnifique. Loin de toute forme de nostalgie ou de mimétisme de la scène trip-hop de Bristol et des groupes Massive Attack, Portishead et Morcheeba, on ressent quand même les influences trip-hop tout au long du disque; on pourrait tout aussi bien qualifier leur musique du terme générique "dub electro" mais c'est bien plus que cela, ils sont capable d'installer des ambiances uniques sur chaque morceau, des ambiances qui se prêtent certes à des utilisations cinématographiques, mais qui invitent aussi au voyage.
Au passage on notera le petit clin d'oeil humoristique au Beatles avec le titre All you weed is love un titre qui réveille après un début d'album tout en ambiance, un morceau conçu pour danser avec des basses profondes, des skanks joyeux et des reverbs bien dosées. La suite s'articule entre des morceaux aux tendances afro rappelant les collaborations de Jamika avec Zenzile avec la chanteuse brésilienne CéU et un brin de hip-hop avec MAU (seven dub) sur le titre Ricky Balboa. Ces deux titres sont une jonction avec la deuxième partie de l'album où le son devient plus profond. C'est ainsi que sur Friday les expérimentations sonores continuent avec une basse lourde et basique rappelant l'univers de Jahtari. Vous retrouverez ensuite Daniella D'Ambrosio (Nouvelle Vague et la voix d'Air France avec Aswefall), sur le titre Trick of time qui vous bercera de sa voix douce. Un album sublime, avec des touches de finesse et de minutie mélodique... Splendide.
Un album qui dégage une vraie maitrise du sujet, les Dubphonic domptent les machines comme personne, les forçant à créer des courts métrages sur chaque morceau, à cracher de leur entrailles de silicium des histoires et des atmosphères rares, le tout sur un fond de trip-hop aux basses rondelettes et à l'esprit dub... sûrement un des meilleurs albums electro dub de 2009 !
A l'occasion de la sortie de ce nouvel album, Dubphonic feat. DJ Seep seront le 28 nov. prochain sur la scène du Trabendo à Paris dans le cadre du TELERAMA DUB FESTIVAL.
Quelques extraits sur le site de Hammerbass
Disponible chez CD1D
3 digipacks à gagner
Envoyez simplement un mail avec votre adresse postale à nizetch(arobase)gmail.com avant mercredi 25 novembre minuit en précisant dans l'objet : "Concours Relight". Un tirage au sort élira les heureux élus, ceux ci seront prévenus par mail.










Septembre 2010


























Commentaires
Pour info, disponible sur iTunes aussi
Découvert à l'improviste sur Deezer, grosse claque! Excellentissime qd on kiffe à la fois et le dub et le trip-hop