L'histoire du dub
Par niz le jeudi 19 octobre 2006, 23:27:00 - Bla bla
Un essai sur l'histoire, la naissance et l'influence du dub dont voici l'introduction :
Dans cette époque moderne de la frime et de la luxure, le mot dub a été inventé comme un buzzword, comprenez un mot pour une élite branchouillarde, et ceci pour un style qui n'est joué que par des rastamen dreadeux et utilise principalement des vieux disques vinyls jamaïquain et des remixs en tant que moyen expression. Cet essai va essayer de revenir sur l'essence même du dub, ses origines, sa création et son influence sur la scène musicale mondiale.
L'idée d'utiliser différents instruments pour en faire un enregistrement et le remixer de façon à ce que ça sonne complètement différemment est une pratique extrêmement courante à l'heure actuelle; avec l'avènement, entre autre des ordinateurs et des homes studios. Mais lorsque l'on fait référence au dub on pense tout de suite à une salle enfumée où une bande de zigotos gigote devant un énorme mur d'enceinte, mais qui pense que le dub à été une des musiques les plus influentes qu'il n'y ait jamais eut et qu'il en écoute tout les jours? En effet un grand nombre de musiques actuelles utilisent ces techniques de production, la musique électronique bien sur mais aussi le hip-hop, la house, la jungle, et même les derniers courants du métal. Ça paraît tellement simple de faire un son est de rajouter de la distortion ou de la reverb pour que le sample claque son beignet, mais à l'époque où les premiers mecs ont fait ça s'était complètement fou...
I. DUB REVOLUTION
This is dub revolution . . . music to rock the nation.-Lee Scratch Perry
Dans cette époque moderne de la frime et de la luxure, le mot dub a été inventé comme un buzzword, comprenez un mot pour une élite branchouillarde, et ceci pour un style qui n'est joué que par des rastamen dreadeux et utilise principalement des vieux disques vinyls jamaïquain et des remixs en tant que moyen expression. Cet essai va essayer de revenir sur l'essence même du dub, ses origines, sa création et son influence sur la scène musicale mondiale.
L'idée d'utiliser différents instruments pour en faire un enregistrement et le remixer de façon à ce que ça sonne complètement différemment est une pratique extrêmement courante à l'heure actuelle; avec l'avènement, entre autre des ordinateurs et des homes studios. Mais lorsque l'on fait référence au dub on pense tout de suite à une salle enfumée où une bande de zigotos gigote devant un énorme mur d'enceinte, mais qui pense que le dub à été une des musiques les plus influentes qu'il n'y ait jamais eut et qu'il en écoute tout les jours? En effet un grand nombre de musiques actuelles utilisent ces techniques de production, la musique électronique bien sur mais aussi le hip-hop, la house, la jungle, et même les derniers courants du métal. Ça paraît tellement simple de faire un son est de rajouter de la distortion ou de la reverb pour que le sample claque son beignet, mais à l'époque où les premiers mecs ont fait ça s'était complètement fou: Imaginez vous enregistrer un son sur bande magnétique et le remixer en ralentissant juste la vitesse... Il faut bien être conscient que la plus part des méthodes de production modernes ont été inventées par les dubbers de la première heure à l'époque du rocksteady dans les années 60 et en Jamaïque. Le son des années 1960 et 1970 à été un des premier son remixé à devenir populaire au travers des sounds systems. En utilisant seulement des enregistrements primitifs et un équipement de mix rudimentaire, l'ingénieur du son a pris une place majeure au niveau des productions. Le dub a explosé dans les années 70 en Jamaïque au moment où les producteurs et les ingénieurs du son sont devenus des artistes reconnus. Suivant ces débuts promèteur le dub est devenu un maillon de plus à la culture de la Jamaïque. La prolifération des mixs instrumentaux appelés version (terme qui maintenant à tendance à être remplacé par celui de riddim) aussi bien que les remixs dub ont posés les premières briques d'un nouveau champ d'expérimentation musical. Un style qui après avoir embrassé toute la Jamaïque, se rependra tout autour de la planète.
L'histoire de cette création est un conte fabuleux et unique dans le paysage culturel et socio-économique faisant de la Jamaïque; l'industrie musicale la plus influente qu'il y ait jamais eu sur cette Terre. Cet article tente d'explorer l'évolution du reggae dub en Jamaïque et les contributions de ces pionniers les plus inventifs, aussi bien que l'influence du dub sur les autres styles de musique.
II.DUB EVOLUTION
Pour vraiment comprendre les origines du reggae dub, une des choses primordiale est la compréhension de la scène musicale jamaïquaine de la fin des années 60 et du début des année 70, ainsi que le rôle des dancehalls. Il ne faut pas non plus négliger les contraintes financières qui dans un pays pauvre comme la Jamaïque et surtout dans les années 70, jouaient un rôle déterminant en donnant des directions à l'industrie du disque. À l'époque très peu de gens pouvaient se permettre de se payer des disques, et puisque la production coûte chère, c'est un risque certain pour un quelqu'un de décider de produire à « grande » échelle un nouveau vinyle. La plupart du temps les singles étaient testés dans les dancehalls sur vinyles pour voir comment les gens réagissaient à la musique. Plus que tout ce qui à déterminé le style du dub de cette période là c'est la foule et les dancehalls de l'époque; un sacré privilège n'est-ce pas?... Dans la fin des années 60, pendant la période roacksteady, la compétition entre les gérants de sound system faisait rage; en effet de nouveaux sound débarquaient en défiant les anciens tel Duke Reid et Clement « Coxsone » Dodd. Ce dernier a pris l'avantage sur les autres en passant lors de ces soirées des disques que personne n'avait car il utilisait une méthode de fabrication de ses propres disques avec de l'acétate pour que ceux ci ne puissent être lus qu'exclusivement sur son propre sound system.
Un des plus gros sound de l'époque était celui de Rudolph « Ruddy » Redwood à Spanish Town; Ruddy connu comme ze « Supreme Ruler of Sound » avait lui aussi une des plus impressionnante collection de musique car il avait entretenu de longues relations avec Duke Reid (un producteur en vogue à l'époque) ce qui permettait à celui-ci d'accéder en premier aux enregistrements du studio Treasure Isle Studio. Ruddy a joué un rôle très important dans les débuts du dub puisqu'il a était un des premier à passer en public une version, c'est-à-dire l'instrumentale de la chanson sans les voix. A l'époque certains vinyles étaient pressés de telle sorte que sur la face A on retrouvait la chanson diffusée à la radio et sur la face B il n'y avait que la version instrumentale de la chanson. Ceci vient du fait que les studios faisaient 2 enregistrements, le premier pour les instruments et le deuxième pour la voix, le tout était ensuite mixé en studio pour faire une chanson complète. Et une fois Ruddy à eu l'idée de ne passer que la version instrumentale et voici un commentaire de sa performance à posteriori par Lee Bunny:
« OUAIS... c'était une vrai version ce jour là, ce n'était pas encore du dub parce qu'il n'y avait que le riddim. Un jour d'accident: Ruddy était en train de changer de disque et quand ça a commencé il n'y avait que les instruments, alors tout le monde s'est regardé un peu bizarrement et là Ruddy a dit: « maintenant que c'est partit on la laisse en entier » et après à la fin il a passé la version « normale » de la chanson, mais les gens ont moins apprécié le morceau avec la voix alors il a repassé le morceau sans les voix et il l'a joué environ 20 fois dans la soirée »
La popularité des versions instrumentale dans les dancehalls a rapidement inspiré Duke Reid et d'autres producteurs qui ont commencé à sortir des morceaux commerciaux et c'est ainsi qu'une nouvelle tradition est née. Dans les années 70 il était devenu courant de sortir des vinyles avec une face B. Ceci a ouvert de nouveaux horizons aux selectas et aux Djs. Sans les voix ils pouvaient ajouter leur propre paroles, chants ou juste des mots sur la musique. Cette opportunité a permis de créer un nouveau style appelé toasting et qui consiste à improviser des paroles sur la musique. Encore une fois ce fut les origines de nos musiques actuelles comme le rap ou le reggae dancehall.
Les versions permettent donc de créer une infinité de chanson sur le même rythme. Au niveau de la rémunération les artistes était payés à la chanson et une fois que la piste était enregistrée elle devenait la propriété du producteur sans compter le nombre de chanson différentes qui peuvent être faite avec cet instrumental. Et bien sûr la même base pouvait servir à toaster, ou être complétée avec des paroles ou bien remixée le tout sans payer plus les musiciens. Le résultat de cela fut qu'il devenait bien plus intéressant pour un producteur d'utiliser 100 fois le même riddim que d'en faire faire un autre par des musiciens, de plus il était déjà sur du succès de ce riddim vis-à-vis du public. Cet aspect a fait qu'en Jamaïque il est devenu de tradition de ré-utiliser les disques un grand nombre de fois et en faisant cela les riddims deviennent des morceaux à part entière que l'on peut reconnaître facilement par leur ligne de basse caractéristique; c'est ainsi que les riddims ont obtenus leurs lettres de noblesses puisque désormais il possèdent des noms au même titre que les chansons. Et les versions deviennent alors une force de la musique jamaïquaine et c'est en persévérant dans cette voie que le vrai dub va finalement naître. Maintenant les ingénieurs du son utilisent la version instrumentale d'une autre manière en utilisant la puissance du remix pour changer la totalité de la texture du son. Ce fût un moment important quand le travail de King Tubby __devenu célébre.
Osbourne Ruddock connu sous le nom de King Tubby , agissait à l'époque avec un petit sound system dans un hangar de Kingstown, le Tubby 's Hometown Hi-Fi. Tubby était pote avec Bunny Lee, producteur de son état, qui l'a présenté à Ruddy Redwood en 1968. Tubby était peu inspiré de ce que Ruddy avait fait avec toutes les versions qu'il possédait et il décida d'améliorer tout ça mais avec son propre sound system. Ainsi il tenta de défier les plus grosse sono de la ville. Au début car devait pas être simple mais avec l'aide de Ewart Beckford (U-Roy), le sound system de Tubby devient en 1972 l'un des sound leader de Kingston.
« Nous avons introduit une nouvelle chose dans le mondes des sounds system. Cet ampli ,là , a un bouton pour régler la reverb. C'est la première fois que ça existe en Jamaïque. Et les gens sont tellement fans de ce que l'on fait que n'importe ou que l'on aille ils nous suivent. Et puis il y a eu U-Riy et son propre style ... » (Tubby 1975)
Tubby essaya de nouvelles choses avec son « mixeur » et un lecteur de bandes à 2 pistes. Il voulait mixer la voix et la musique, des fois laisser le morceau instrumental tout seul et mettre les voix par dessus, puis couper la musique pour faire un morceau acapella et puis rebalancer les instruments. C'est comme ça qu'il commença à travailler de plus en plus avec Bunny Lee et Lee Perry. Bunny Lee fit un deal avec Tubby qui permit à King Tubby acheté une table de mixage à 4 pistes, un truc d'occasion en plus dont les pièces de rechange étaient introuvables. Mais les savoir de Tubby en électronique lui ont permit de tunner sa table de mixage et d'y ajouter différents effets comme des fadders. Cela lui donna un avantage sur les autres producteurs qui tentaient de faire du dub car ils étaient obligés d'enlever le disque au milieu du morceau et de le remplacer en live par un autre. Tubby a aussi inventé d'autre effets grâce à son sound system. Il créé son propre écho et délai en faisant passer en boucle la bande sur les têtes de lectures de deux vielles machines. La plupart des dubs étaient mixés en live avec son ingéniosité dans l'utilisation de l'électronique. Et ainsi il donna au dub un sentiment de spontanéité et des opportunités à l'expérimentation, à l'improvisation
Bunn Lee parlant des procédés de mixage:%%
« Comment on faisait déjà? Je ne sais pas et je même sais pas si Tubby savait; il expérimentai sans cesse, en mixant en live, à chaque fois une vibe différente. Parce que tu vois des fois c'était très confus, on jouaient un morceau en entier en tournant les boutons, en mettant des filtres et mec c'était funny. On mettait parfois des distortions de malade et Tubby me disait vas-y les gens aime ça. C'était fou ».
Les innovations de Tubby sur sa table de mixage ont fait des petits en Jamaïque à l'époque et tout le monde souhaitait avoir les mêmes possibilités que lui. Car en prenant des bouts de son un peu partout il a réinventé un nouveau style qui était complètement novateur. C'est ce qui a fait qu'il est devenu célèbre et qu'il était très demandé. Il recevait une quantité incommensurable de disques ce qui lui permit de d'expérimenter encore plus dans ces techniques dub. Les dubs les plus intéressants de King Tubby sont sortis entre 1972 et 1974 (Upsetters 14 Dub - Blackboard Jungle 1973 ou The Message Dub Wise Prince Buster All Stars 1973 par exemple)
King Tubby n'était pas seulement un très bon ingénieur du son mais son influence sur le genre fut énorme et encore à l'heure actuelle certains ne jurent que par lui. Il a été certainement le pionnier du dub le plus significatif et le plus prolifique. Il a aussi beaucoup travaillé avec des grands noms comme Lee Perry et Augustus Pablo et plus tard il transmettra son savoir à ces apprentis (Prince Jammy et Scientist)
Lee « Scratch » Perry a aussi joué un rôle majeur dans la création de ce style de musique, il n'a pas été comme Tubby un spécialiste du dub à proprement parlé mais il développer la culture dub au travers de son travail de producteur. Initialement Perry travaillait surtout dans le milieu du ska avec Clement « Coxsone » Dodd en trouvant de nouveaux artistes, et en co-écrivant des chansons. Un travail frustrant qui lassa Perry au fil des ans, il se tourna alors vers d'autre horizons en travaillant avec d'autre producteurs avant qu'il ne devienne producteur à son tour. En formant Upsetter Records en 1968 Il franchit un nouveau cap dans sa carrière en s'orientant à présent vers le milieu novateur du dub. La créativité et l'audace de celui-ci l'ont amené à créer son propre style. Il a souvent pris des risques dans ces productions en utilisant de nouvelles méthodes ou effets. De sa collaboration avec King Tubby __est sortit le premier véritable album du paysage dub : Blackboard Jungle en 1973
Et voici ce qu'il disait à propos de son pote Tubby
« Tubby est venu me rencontrer, car il cherchait de l'aventure. Et je suis le seul aventurier. Parce que Tubby était là au début, il cherchait de l'aventure... Il était brillant Je pensais qu'il était mon disciple mais peut-être que lui aussi pensait que j'étais son disciple... Mais c'est pas grave je ne suis pas jaloux »
Plus tard Scratch a fondé son propre studio le légendaire Black Ark en 1974 dans le quartier de Washington Gardens à Kingston. Sous la bénédiction de Tubby ce studio est devenu reconnu pour le son si particulier qu'il en émanait. De 74 à 79 The Black Ark était le centre de toute la créativité musicale de la Jamaïque, dans lequel Scratch continuait ses expérimentations. Le son du Black Ark est un son massif et imprévisible car beaucoup de mixs qui ont était fait dans ce studio était basés sur arrangements sauvages de sons bizarres voir déroutant. Perry plaçait la voix sur une octave inférieure en rajoutant un maximum de délai afin de casser le rythme. Il ajoutait même souvent sa propre voix ou même des refrains de chansons qu'il improvisait pour l'occasion, ce qui permettait d'avoir un plus d'aventure comme il le dit si bien. Malgré cela le studio ne sortit peu de disque,King Tubby peut-être dû au fait que c'était difficilement commercialisable, excepté le plus grand succès de Perry en tant que producteur le mirifique Super Ape avec son groupe les Upsetters. Dans cet album il a réussi à faire un son très dynamique comme aucun autre album de dub avant lui en appliquant à la pelle des effets et des voix, cela donne un résultat hypnotisant... Malheureusement à la fin des années 70 le son du Black Ark a changé radicalement car Perry a subit des pressions de plus en plus importantes. Les ventes de disques n'était pas à la hauteur des espérances et les gangs locaux (rude boys) posaient des problèmes au studio; et en plus de ça Perry buvait et fumait plus que de raison.
Comme le dit Max Romeo qui a beaucoup travaillé au Black Ark :
« On ne sait pas ce qu'il c'est passé. Tout partait en couille. Perry allait dans une direction et le studio dans l'autre et tout est partit en grosse loose »
Le studio à pris feu en 1979 et Perry incarcéré pour 3 jours puisqu'il était suspecté d'être à l'origine de l'incendie. Aucune charge n'a été retenue contre lui, malgré qu'il ait clamé avoir détruit lui même le studio... Une histoire pas très nette. Cependant ce studio a très fortement marqué l'histoire du dub car il influence encore des producteur comme Mad Professor ou Adrian Sherwood.
Augutus Pablo a été lui aussi un pionnier du dub, en travaillant simultanément en tant que musicien et producteur. Un brillant, un prodige devrais-je dire, il a appris tout seul à jouer du piano lorsqu'il était gamin et à émergeait sur la scène jamaïquaine comme un virtuose. Sa spécialité est le mélodica: sorte d'instrument-jouet qui sonne comme un harmonica mais avec un clavier. Le son très caractéristique des instrumentales de Pablo se retrouve sur un nombre incommensurable de production reggae. Ce son si particulier à été surnommé le Far East sound en référence à l'utilisation massive du mélodica.
En travaillant surtout sur de la musique instrumentale Pablo a de très joli dubs qu'il a tenté de répandre à l'extérieur de la Jamaïque. Un album que l'on peut citer par exemple est: King Tubby s Meets Rockers Uptown, produit par Pablo in 1976, une collection des ses meilleurs travaux avec Tubby ou l'on retrouve les plus impressionnants mixs de Tubby ; un des tout meilleurs album de dub jamais produit.
Le reggae dub était à son apogée avec une scène extrêmement créative et prolifique entre le millieu et la fin des années 70. C'est durant cette période là que la plus part des albums de dub bien roots ont été faits. Et à la même période en plus des dinosaures que je viens de citer on a pu voir émerger une nouvelles scène sous la houlette de King Tubby et de son studio. En effet des disciples de Tubby que sont Prince Jammy, The scientist ou bien Prince Philip Smart sont petits à petit devenu des ingénieurs du son de plus en plus talentueux. Travaillant sans relâche avec des sections rythmiques impressionnantes comme Sly Dunbar and Robbie et plus tard avec Roots Radics, ils voulaient tous jouer un rôle moteur dans le dub des années 80. Beaucoup de disque sortit à cette époque avait un thème très créatif derrière des noms à faire pâlir un peau-rouge : Scientist vs. Jammy: Big Showdown at King Tubby s ou bien Scientist Rids the World of Vampires. le tout avec des pochettes d'albums qui ressemblait à tout sauf du PQ. A l'époque les pistes étaient créditées uniquement au producteur et il était très rare de pouvoir trouver de quel artiste venait le piste originale. Si bien que dans les dancehalls personne ne connaissait les artistes mais tout le monde connaissait les DJ
Mais revenons un peu sur Prince Jammy et The Scientists, les apprentis de Tubby ; Prince Jammy qui s'appelle en fait Lloyd James voulait, pourquoi pas, devenir un des plus célèbre producteur, il fut assez célèbre pour réjouir n'importe qui mais pas assez pour lui. Il mixait beaucoup puisqu'il avait accès à la collection de Tubby ainsi qu'a son équipement. Jammy voulait avoir le son de Tubby mais dans son propre style, tout un programme
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Hopeton Brown, plus connu comme The Scientist, voulait aussi se faire un nom dans le milieu dub en tant que Dubmaster. Comme Tubby il était doué pour l'électronique et commença comme assistant du maître en fabriquant des amplificateurs et d'autre bidouille en tout genre. Il demandait toujours à Tubby de pouvoir mixer mais ce dernier ne le prenait jamais au sérieux. Selon Brown voici les termes de Tubby : « Tu es un gamin encore, tu sais il y a beaucoup de grands hommes qui vienne ici et n'y arrivent toujours pas, alors toi ... ». Jammy, comme je l'ai dit au dessus faisait pas de travail pour Tubby mais un jour où Jammy n'était pas là Tubby donna finalement car chance à Brown. Celui-ci prouva rapidement ces talents de DJ et commença de travailler avec le matériel de Tubby . Et dès qu'il pu il développait son propre son et est devenu ce qu'il est à l'heure actuelle: un grand nom du dub. En se surnommant The Scientist il est devenu un rival de Jammy; et dans cette lutte le dub en est ressortit grandi.
La Jamaïque entrait dans les années 80 et le dub à commencé à se morcelé par le nombre de nouveaux DJ qui arrivaient sur le marché. La popularité du dub est allée grandissante et beaucoup des dubs actuels font encore référence à cette période de l'histoire...
III.DUB COMMUNICATION

Lister tous les types et styles de musique qui on été influencé par le reggae dub serait trop long et ennuyeux, et maintenant le rôle de l'ingénieur du son est bien établit dans presque toutes les formes d'expression musicales. Aussi l' avénement de la musique électronique et du hip-hop en cette fin de milénaire n'ont fait que compléter la liste des musiques qui font référence directement aux racines du dub. Utiliser un table de mixage et trafiquer le son ouvre des portes énormes.
Avec l'aide des productions de Tubby et de U-roy le hip-hop à été populariser bien avant l'heure par les toasting qui ont été fait en Jamaïque. Le toasting fût populaire quand les versions étaient beaucoup utilisées, mais ce style à part entière à eut son apogée entre 8à et 90. Bien sûr la forte présence jamaïquaine dans le ville de New-york et Miami n'a rien d'étranger avec le fait que le rap à explosé dans ces deux avant de se répandre sur tout les USA. Et s'il fallait n'en citer qu'un, citons Clive Campbell.
Campbell a grandit en Jamaïque mais à bougé et devinez ou ? Dans le bronx, et oui là d'où le H.I.P – H.O.P a démarré, à l'age de douze ans. En 1973 il a essayé de faire un sound system comme ceux qu'il avait vu petit en Jamaïque. Mais au States les gens n'étaient pas tellement dans l'ambiance des dancehalls, du reggae et des sound systems qu'ils assimilaient à une musique de baba-cool. Malgré des débuts difficiles il a réussi à s'imposer sur scène en partie grâce à son sound system très puissant mais aussi en mélangeant les genres, puisqu'il toaster comme un jamaïquain pure souche mais sur des disque de r'n'b. Plus tard il forma Kool Herc and the Herculoids qui a sûrement était un des premiers groupes à vraiment faire du hip-hop comme on le connaît à l'heure actuelle. Il est sur que sans le toasting le rap ne serait peut-être pas ce qu'il est en ce moment.
La dance et la musique électronique en général est un autre courant musical qui est très fortement ancrée dans les racines du dub. La fondation sous-jacente des styles tel que le garage, la house, la trance, le breakbeat est basée sur le remix et depuis peu puisque la plus part des sons sont créé électroniquement, la créativité de type de musique réside dans la qualité du mixage des différents rythmes. Comme dans le dub,dont la base est la basse qui donne le rythme ensuite on ajoute des percussions et pour finir les voix sont parsemées ici et là. L'idée de casser le rythme est le fil conducteur derrière la musique électronique autant que dans le dub.
C'est peut-être encore plus vrai dans la jungle, peut-être aussi parce que la jungle est très proche du dub. En Combinant des éléments de jazz, de soul, de hip-hop, de techno, d'ambient, de breakbeat et bien sur de dub, la jungle est une des musique électronique les plus complexes qu'il soit. Les DJ jungle ont su créer un son mutli-texturé qui offre un grand nombre de possibilités de création. La jungle a beau être très différente du reggae le principe de fabrication de la musique est le même.
Sans trop s'attarder on peut aussi citer une pléthore d'artistes présents dans les top 50 produisent à la manière dub sans même le savoir : Béyoncé, ou les Destiny Childs en sont un exemple frappant, Sean Paul, et de même beaucoup d'artistes hip-hip comme Missy Eliott
Pour conclure cette partie il est très clair que le reggae dub des années 70 a très fortement influencé la scène musicale mondiale par ces méthodes révolutionnaires de production, par le nombres incalculable d'expérimentation sonores qui ont été faites par Tubby et ses apprentis. Le dub a surement été une des avancées musicales les plus marquantes de ce siècle; mais le grand publique n'en ai même pas conscient et associe toujours le dub à une musique de rastaquouères. Tragiquement l'homme qui était le plus responsable, King Tubby , de tout ça fût assassiné chez lui en 1989 et sa mort est une grosse perte pour le monde de la musique qui n'avait peut-être pas tout appris de Tubby .
IV.DUB CONSTRUCTION
« Le dub est la pièce maîtresse du métier d'ingénieur du son, avec les ingé qui utilisent des équipements permettant d'enregistrer est née une nouvelle idée: le remix » - Hopeton « Scientist » Brown
La caractéristique principale du dub c'est d'utiliser un table de mixage au même titre qu'un instrument de musique. La différence est que la puissance du mix réside dans l'habilitée au DJ de pouvoir enlever, réarranger, ou ajouter des morceaux, de placer au bon moment les voix... et non de jouer des notes avec dextérité. L'ingénieur ne doit pas faire paraitre une multitude de samples mais il doit ramener tout à la base : le rythme, qui est une des base du dub. En mettant en évidence les voix et le rythme, la musique ce concentre entre conscient et stimulation cérébrale Cependant en mixant de manière aléatoire des instruments divers et variés, l'esprit du l'auditeur est concentré sur le son qui revient constamment, c'est-à-dire la basse dans la plus part des cas. Si tout cela est bien fait la qualité du son et du rythme doit commencer à induire un petit mouvement de tête ou de bassin au public. L'envie de gigoter doit commencer à se faire sentir. Mais il faut aussi voir que les blancs font aussi parti du dub, ça lui donne un substance plus importante, cassant le rythme, insistant sur le rythme.
Un essai de Luke Ehrlich sur le dub explique cette idée à merveille:
« Dub is a kaleidoscopic montage which takes sounds originally intended as interlocking parts of another arrangement and using them as raw material, converts them into new and different sounds; then, in its own rhythm and format, it continually reshuffles these new sounds into unusual juxtapositions.î »(Ehrlich 1982 p. 106)
Pour comprendre comment faire ceci, la première chose à comprendre est le procédé d'enregistrement. Pendant la phase initiale de l'enregistrement de la piste, les différents instruments sont enregistré sur une bande mutlipiste. Combien de piste sont disponible? en général deux, quatre ou huit et ce nombre détermine comment la musique va être divisée. Pour un enregistrement sur quatre pistes par exemple on utilise une piste pour la voix, une autre pour la batterie, une autre pour la basse et la dernière pour l'orgue et la guitare leader. Bien sur je vous parle de méthodes de productions archaïque qu'utilisait Tubby , il est évident que maintenant des méthodes plus complexes et surtout numérique sont utilisée. Car en effet il faut se rappeler que à l'époque tout se faisait en analogique. Néanmoins cette division sur les différentes pistes permettait à l'ingénieur du son de pouvoir utiliser directement ces pistes pour faire son mix. Habituellement le travail de l'ingénieur du son est de répartir les volumes, les balances dans différents instruments, d'équaliser le sonde façon à ce que tout les sons aillent bien ensemble. Dans le dub ça ne se passe pas comme ça, car les différentes pistes sont remixées, déphasée , on y rajoute de la reverb,de l'écho... Les niveaux de l'équalizer ne sont pas fixes et sont modifiés pendant le mix lui-même. De nombreuse techniques on été essayés incluant des sons qui font parti du paysage actuel comme les bip bip ou les sirènes, les coups de pistolets ou les sonneries de téléphone, même si ils peuvent vous surprendre ce genre de son se retrouvent plus que fréquemment.
Les DJ impressionnants sont ceux qui peuvent faire un son live comme si l'on écoutait un enregistrement sur CD ou vinyle, en effet il doivent dans l'improvisation maîtriser à la perfection tous les effets et les son de leurs machines pour obtenir un résultat parfait. Si le dubmaster ou son assistant n'est pas en rythme, le résultat peut-être désastreux même si l'improvisation prend une place non négligeable dans la musique dub.
Pour conclure cette essai qui ma pris pas mal de temps je tenais à dire que le dub est une musique magique par moment violente, par moment envoutante, parfois enfummée, parfois electronique, souvent peace.... Un mélange qui est remarquable et qui incite au partage (peace man)... Non une grosse page de l'histoire est basée sur cette musique qui peut paraître bizarre au yeux du public.










Septembre 2010


























Commentaires
très complet cet article ! le dub, a l'origine de l'une des plus grosses innovations en matière de musique ! inconnu du grand public ! personnellement, je considère la musique comme du rythme, et les expérimentations donnant lieu a un son qui laisse la rythmique s'exprimer, porter le tout, obsèdant complètement le cerveau qui transmet des ondes vibratoires a tout le corps, j'apprécie ! quand tu écoutes du dub, dès que le morceau commence la rythmique s'installe et dès les premieres secondes tu dois bouger. t'as pas le choix... le rythme est la, la batterie, avec les caisses, les symballes, la basse... ça fait "boum boum" "tsi tsi tsi", ça te fait te secouer, et le reste, les "tuuu du du du dut", "pschhhow", "pshhaoww", ça ajoute un côté mystique, a "l'arrache", mais toujours bien senti. reste les "good job ! scientist, the dub chemist-ist-ist-ist-ist"
vraiment bon l article mec j ecoute du dub et la lecture de cette page est attractive merci tres bon boulot
tré complet sa va des bon renseignements