Urban Beat Party#1 avec Jazzsteppa & Roots Ista Posse Feat Ras Mykha
Par Jerricho le mercredi 9 mars 2011, 22:15:00 - Live reports
Aujourd'hui lorsque l'on parle du Nord Pas-de-Calais, plus grand succès du cinéma oblige, on pense aux « Ch'ti ». On a alors rapidement fait le chemin vers les étiquettes telles que la langue, la nourriture, et le froid. A Estelle Denis d'en rajouter une couche la semaine passée avec sa semaine spéciale Ch'tis, qui n'a pas manqué de faire état du Carnaval de Dunkerque. Mais qu'en est-il réellement point de vue musical ?

L'association Kavalk'Art a tenté de nous apporter une réponse ce jeudi 24 février, en organisant le festival « Urban Beat Party#1 », justement à Dunkerque. Et autant dire que c'était dans son ensemble, plutôt réussit!
20h30, heure d'ouverture des portes pour la première partie de la soirée. Les spectateurs ont pu profiter de différentes expositions, rassemblant des œuvres d'artistes locaux, à l'image de Charlotte Vandenberghe, artiste contemporaine dont les sculptures murales mettent en scène des histoires sur le thème de la pollution, et le rapport entre l'homme et la nature. En parallèle, l'artiste peintre Geoffrey Buils exposait ses toiles,
représentant Marvin Gaye ou encore Jimi Hendrix, en noir et blanc, sur fond coloré.
C'est donc dans cet état d'esprit de découverte artistique que les spectateurs ayant fait le déplacement, ont pu voir monter sur scène sur le coup des 21h30, le Live Dub Machine Band « Roots Ista Posse » accompagné de Ras Mykha, que nous vous présentions il y a quelques mois déjà. Le public peu habitué à ce genre d'événement sur la région, se laissa progressivement absorber par la performance, répondant aux appels de Ras Mykha en brisant la "ligne". Avec un set variant les vocaux et les dub, le duo fit bouger les masses dans un rythme de plus en plus envoûtant. Le tout souligné par des rub a dub bien sentis de l'ébouriffé MC et des coups de sirènes vengeur de l'obscur Roots Ista Posse Man.

Au terme d'une heure et demie, la prestation a laissé place à un entracte un peu particulière. L'association proposait alors de suivre dans une salle annexe, la performance de David Maé et Joris Mazelle, qui se sont fait le plaisir de peindre en direct une fresque contemporaine, celle-ci mettant en relief le présent et le futur de l'homme, à travers des visages vieillis. Le tout composé en parallèle avec les mixs de Charlyx Bround, DJ évoluant depuis plus de 15 ans derrière ses platines. S'inspirant aussi bien du dubstep et drum'n'bass, que du funk et du hip-hop, ses sets d'une rare qualité, sont le résultat d'une recherche avancée dans le choix des morceaux mixés, et d'un travail sonore poussé.
23h30, Jazzsteppa entre en scène. Un show alors à son apogée, de par l'ambiance et la qualité. Chaînon manquant entre dubstep, drum'n'bass et free-jazz, le collectif formé en 2006 a conclu la soirée en reprenant ses meilleurs morceaux, cela sans oublier l'aspect scénique de la performance, porté par des improvisations implacables et des live-sets d'une énergie rare.

Les beats sont lourds scandées par la batterie énergique de Gal Moore et les incursions au trombone de Gal Bar-Adon poussent sans cesse Jazzsteppa dans des univers étranges mais diablement efficace. Les basses sont lourdes et les lignes mélodiques très électroniques, mais cette petite touche jazzy emporte tout quand les deux musiciens plongent dans un dubstep des plus génial.
Un gros moment, un son surpuissant qui fera dire à l'ingénieur du son, un laconique, "je croyais pas qu’il y avait une musique plus forte que le métal". En effet, c'est juste Jazzsteppa.
C'est enfin qu'au plus grand bonheur des nordistes fans du genre, est annoncé l'after animée par Charlyx Bround et Roots Ista Posse qui n'a pas manqué l'occasion de faire bouger les Dunkerquois sur leurs sons. Tous se retrouvèrent donc au Kilimanjaro, pour un show underground dans le pur esprit DUB.
Texte par Nicolas Coutable









Juin 2013

























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