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Bientôt 10 ans que les 3 compères d'Idem sont sur scène ! ils ont pu côtoyer des grand noms comme Mad Professor, Erik Truffaz, Ez3kiel, Zenzile, High Tone, Lab°, Vitalic, Miss Kittin, Hint, The Herbaliser, La Phaze, Hexstatic et bien d'autres. Une formation qui n'a pas évolué depuis le début, mais le chemin parcouru depuis les premières démos est impressionnant. En ajoutant à cela le récent passage de l'autoprod à la structure de Jarring Effects, Idem prend une nouvelle dimension qui semble coller avec leur démarche artistique des débuts. Des départs associés à la scène hardcore française, dont Idem s'est peu à peu détaché pour bidouiller dans des ambiances électroniques.

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Comme leurs prédécesseurs du genre, Idem navigue en eaux troubles, dans des ambiances malsaines, sombres et inquiétantes. Malgré tout, ce dernier opus «The Sixth Aspiration Museum Overview» prend une couleur particulière avec la voix de la chanteuse Isabelle Ortolli qui sublime les morceaux dans un style assez proche de Jamika lorsqu'elle œuvre en compagnie de Zenzile. L'ambiance générale du disque tend vers un mélange obscur, bien loin des racines du mouvement dub mais ancré dans la scène émergente du dub français (Fumuj, Dub Orchestra, Dub trio ...). Ses prestations font d'ailleurs toute l'originalité de cet album, comme le superbe titre «E.CO.W.» où sa voix est sublimée. Une voix tout en douceur qui contraste avec les riffs de guitares que l'ont peut entendre tout au long de l'album. Le coté rock semble peut-être très présent dans cette chronique mais il ne faut pas négliger l'influence de la scène dub française. Même si Idem est à la base un groupe de post-harcore, la basse sonne bien dub tout au long de l'album, les reverbs et les échos sont également très présents.

Le tout plane à cent mille lieux des conventions habituelles, sur des riffs de guitares accompagnées par une voix sublime, entrecoupée de basses sourdes.

Disponible début octobre. Le site de Idem