Billet d'humeur
Par niz le vendredi 21 mars 2008, 19:16:00 - Bla bla
Après avoir fait gagner des places pour le concert de Molecule, j'ai recu ceci :
J'ai amené avec moi un ami, aucunement rompu aux subtilités du dub. J'ai pensé qu'une expérience live le pousserait à mieux appréhender cette sphère musicale. Mais très rapidement, j'ai compris que ce n’était pas vraiment gagné d'avance. En gros, à la pause clope, il m'expliquait qu'il ne comprenait pas pourquoi Molecule laissait les couplets des différents featurings, et que le MC ne faisait que doubler et chauffer. J'ai bien tenté de lui expliquer que dans le dub, tout est possible. Qu'il est justement inhérent au dub d'enfreindre les codes. Bref, qu'il n'était pas nécessaire que toutes les voix soient bien là, en live. Bref, j'ai encore eu la même sensation que le dub était une musique de machinistes, à défaut de musiciens.
C'est un point de vue qui se discute, mais je reprends souvent l'exemple de The Scientist, qui en commençant à dubber, n'était qu'un réparateur TV. C'est un type qui à pris la musique comme il l'a connaissait, c'est à dire en tant qu'ondes, en lieu et place de notes musicales : un vrai trip d'électricien, quasiment de la science-fiction. Le bon goût faisait le reste. D'ailleurs, si tu regardes bien, les amateurs de dub, ceux qui le place généralement en première position dans leurs affections, sont généralement ouverts à toutes sortes de sonorités et de style. Car il y'a une notion d'exploration, de voyage, d'évolution. C'est super, dira-t-on, mais c'est aussi ce qui en fait une scène inidentifiable. Entre le premier album de Zenzile et le dernier, il y'a un monde, et putain, je trouve ça bien. Qu'on ne me taxe pas d'imputer ce genre de trucs qu'à des "gros" ; sur la petite scène, j'aime beaucoup Metastaz par exemple, et ils savent se laisser aussi, niveau exploration. Ce que je veux dire, c'est que c'est sain. Le vendeur de la fnac ne sait pas exactement dans quel rayon mettre le dernier Ez3kiel : échec au niveau business marketing, mais putain de réussite pour le dub. Il ne suffit même pas d'être un dégénéré mélomane, la curiosité est le réel pivot du genre : le dub est la musique de ceux qui veulent toujours voir un peu plus loin dans les entrailles des ondes (et des infrabasses, parce que c'est notre pêché mignon).
C'est comme ça que j'ai connu Muslimgauze, en 1999, moins d'une semaine après son décès. Je suis un fan de ce type. Et du coup, j'ai connu The Rootsman, le joyeux luron de Bradford (super cool par ailleurs), et par la même occasion Hammerbass. Et ensuite, et sorti ‘’Never Trust a Hippy’’ d'Adrian Sherwood_, excellent album. Je voyais toujours Hammerbass dans le secteur. Ce n'est que des années après que j'ai réalisé qu'Hammerbass était français. J'étais certes surpris, mais aussi un peu fier. Car je ne suis pas exactement un universaliste, je cultive toujours l'idée, avec orgueil, que la France sont les premiers en matière de dub.
Je ne connais guère qu'une personne dans mon entourage qui aime le dub comme moi. Cette personne habite à Sapporo, au Japon. Sorte d'extra-Sibérie extrême orientale. En qualité d'ethnologue, il s'amuse aussi à faire quelques sets là-bas. Il me dit qu'il a un gimmick de toujours commencer ses sessions avec ‘’Fenêtres’’ ou ‘’Cube Dub’’, et là dessus, il me raconte : "tu verrais leurs tronches... à chaque fois. Du délire total". Lorsqu'à plus de 10 000 km d'ici, ils écoutent nos frenchies, ils sont sur le cul. Les nippons ne sont pas les derniers en dub (et j'ai profond respect pour leur dub scène, notamment les indéfectibles Dry & Heavy), mais mon ami me dit : "Ils font la tronche de ceux qui se disent : on a jamais entendu ça !". Pur orgueil, je l’admets.
%En fait, je voulais écrire un vrai live report pour le site, mais j'ai une manière de raconter les choses qui sont assez particulières, et pas forcément adaptées.
Whatever...
Yaz
Je voulais juste vous le faire partager avec l'accord de Yaz









Juin 2013

























Commentaires
Yo Niz & les autres...
En écrivant ce truc, spontanément, je ne faisais que m'exprimer.
Je me rend compte en le lisant une fois de plus, qu'il ne faisait que commencer à gratter quelque part où beaucoup de personnes faisaient parfois l'impasse.
Si les gens sont OK, je suis partant pour continuer à creuser.
Il est indéniable que n'importe quel machiniste est musicien. La création requiert senibilité, émotivité et générosité !
d'autant qu'au XX éme siècle, les sondiers mythiques, scientist en tête, ne disposaient d'aucun matériel informatisé : c'était des GéNIES, et oui !
peaceful
Nic°
Il ne faut pas avoir peur de monter au créneau et de clamer dans les rues et les villes que la création n'est que surprise et déséquilibre des masses...
créer, c'est résister et avancer face à une passivité qui nous menace au quotidien.
c'est pourquoi, Yaz, je partage ton avis comme tous ceux qui veulent aller de l'avant et enfreindre des règles trop établies...
Je peux apporter mes mains pour creuser...
C'est un bon texte, franc.
En revanche, je te ne rejoint pas sur l'idée que le meilleur dub est francais. Les français ont sus indéniablement - même si je n'en suis pas féru - se créer un style de dub propre, très axé sur la performance live mais de mon point de vue, le dub UK est celui qui transmet le plus de bonnes "vibes" à la fois en terme de sensation personnels (mental, corporel) mais aussi vis à vis de l'origine musicale du dub et du message transmit.
J'apprécie que le dub français se tourne de plus en plus vers une multitude de genres musicaux différents, electro ou non, mais c'est aussi pour cette raison que je m'en suis progressivement éloigné, n'étant pas vraiment attiré par les musiques électroniques mais plutôt par le reggae.
Une très bonne critique de ta part Yaz. Il est vrai que les mecs qui gèrent des machines sont de purs prodiges. Pour moi la référence dans ce domaine est et restera Aphex Twin. Un mec qui a commencé à bidouiller des ordis (Amiga 500 et tout ce qui s'en suit) à l'age de 5 ans, qui enregistre n'importe quel bruit pour ensuite les intégrer dans des compos, ça c'est de la balle. Mais pour ma part il faut qu'il reste encore une part musicale, c'est pour ça que n'affectionne pas énormément l'electro 8-bits. Je reconnais vraiment le talent des mecs jouant sur ce domaine, faire du son en utilisant la "low-technologie" doit demander un travail de longue haleine, ce qui par conséquent limite un petit peu la création et donc mon kiff....
"Entre le premier album de Zenzile et le dernier, il y'a un monde, et putain, je trouve ça bien" : Ok sur le point qu'un groupe doit évoluer mais le vecteur évolutif de Zenzile en ce qui me concerne me déçoit. Pourquoi tous ces groupes de la scène dub Française ont tout simplement "lâcher" le dub (je vous vois déjà sauter dans vos fauteuils).La peuple de l'herbe, Brain Damage, Zenzile, ce ne sont pas leur dernier opus qui tournent en boucle dans mon winamp. Passer d'une facette électro-dub à du Rock teinté Electro, c'est bon quoi, on ne veut pas ecouter BB Brunes...Une evolution remarquable est pour moi celle d'High Tone. Les premiers albums n'en parlont pas, sont la "Bible" de tout dubber français, j'ai eu un temps soit peu peur au moment de "Wave Digger" mais avec "Underground Wobble", on sent la recherche et la mixité des genres. La place de "Wave Digger" prend tout son sens, reste un album de transition que l'on peut ecouter à nouveau, mieux le comprendre et l'apprécier.
Peut être suis je vieux jeu, ou pas assez amoureux du Dub (d'ailleurs je n'ecoute pas que ça) pour kiffer ses albums, mais je reporte donc mes écoutes sur des groupes émergents qui me rappellent le début de ses groupes phares, je pense notamment à Manipulators, White Weed ou Casualty
Walla walla ma contribution au trou =)
Dubicalement les amis !
plus encore que toutes les differences entre french dub et dub uk , instrumental ou electronique ,pour moi ce qui compte c'est le live , que ça donne envie de stepper et quand c'est fini de n'avoir qu'une seule envie que ça recommence .
rencard au telerama dub festival pour un petit marathon...
Salutations a tous
tres bon comment de Yas,Cultural Soulja,Laocoon,Primitive,Yoggibat,et Rastarico que je salue.
le dub est il une façon d'explorer un style musical , de laisser libre cour a son imaginatif,et que chacun d'entre nous puisse ressentir une émotivité différente un peu a la façon des style psyché des années 70
je crois que le live permet une grande part d'improvisation tout comme dans le jazz(je fait réf ici a Mafia & Fluxi lors d'une danse a Le Mans)impressionnant!
Voila ma petite réflexion sur le sujet
Bien amicalement General Sisco JAH LOVE & UNiTi
"Passer d'une facette électro-dub à du Rock teinté Electro, c'est bon quoi, on ne veut pas ecouter BB Brunes..."
Bon, les enfants, réfléchissez un peu avant de poster tout de même, c'est dommage d'avoir un site intéressant comme ça si c'est pour avoir des trucs pareils dans les commentaires...
Et n'oubliez pas qu'avant de parler de dub, de rock ou d'electro, on parle de musique avant tout. Et que le gros avantage de la musique (surtout dans la société actuelle), c'est qu'il *n'y a pas* de règles. Et j'aimerais bien que les gens écoutent la musique avant d'écouter le style, ça éviterait peut-être les -beaucoup- trop nombreux commentaires dans le genre que je peux voir sur le net.
Question de point vue Loupi, dans tous les styles de musiques, on trouve des puristes qui préfèrent mettre les éléments à leur place et ne pas outrepasser les codes.
Personnellement j'aime les styles où les frontières n'existent pas, on a toujours vu que ca donnait des choses interessantes mais je peux comprendre qu'on me dise : le dub c'est pas du rock progressif ni de l'électro hip hop...
Papa Loupitour, ma phrase n'est peut être pas celle d'un puriste, et certainement exagérée...mais je voulais dire par là que personnellement (aprés c'est une question de point de vue) je préfére écouter un "Herban Skunk" du peuple de l'Herbe que "Plastic People" de leur dernier album...la on ressent bien une différence de style, qui ne joue pas en leur faveur...je suis pour les groupes qui allient plusieurs styles...mais ils ne doivent en aucun cas oublier leurs premiers auditeurs...
On ne m'enlèvera pas de la tête que ces groupes là évoluent pour toucher un public plus large, plus jeune (remarque, nous vieillissons aussi) et ainsi engendrer plus de tunes au détriment de leur son de base.
(je sens que je vais me faire démonter après ce commentaire)
"Ils ne doivent en aucun cas oublier leurs premiers auditeurs" mais euh ils font ce qu'ils veulent les groupes quand même. Il me semble pas qu'ils aient signé un contrat avec leurs auditeurs comme quoi ils sont dans l'obligation d'assurer un service "dub sur 5 albums avec éventuellement une dérive de +/- 5% de morceaux rock OU electro"...
Les groupes ont le droit de faire les sons dont ils ont envie, après tu as effectivement le droit de pas aimer telle ou telle évolution sonore mais bon il y a suffisamment de groupes dans les bacs et/ou sur le net pour s'y retrouver dans tous les styles.
Je sais pas si les groupes évoluent pour toucher un public plus large ou pour faire des thunes, si on prend Le Peuple de l'Herbe comme exemple (qui n'a jamais été très dub d'ailleurs, ni confiné dans un style bien précis), leur dernier album ( dans lequel il y a de très bonnes compos d'ailleurs mais je vais arrêter les parenthèses ) est quand même pas ultra mainstream, donc là je pense pas qu'on soit dans une logique marketing, faut pas voir le diable de la consommation partout non plus.
Mais au delà de ça, je comprend bien cette sensation, il y a plein de groupes dont j'adore le début de discographie et puis après c'est plus tout à fait pareil et ça me branche moins. Mais je sais aussi que ça peut être un sentiment assez primaire et après quand tu passes outre les changements de style et que tu prends juste l'oeuvre en elle-même ben tu te dis que finalement c'est pas si mal et que ça valait le coup de l'écouter une deuxième fois.
Bon y a des fois où tu l'écoutes une deuxième fois et tu trouves toujours ça naze mais c'est autre chose =).
Bon pour ma part je partage un avis un peu différent des vôtres : Personnellement j'aime le dub de toute sorte,qu'il soit electro, vraiment roots, expérimental, peu importe, c'est la vibe qui me fait kiffer. Et puis le dub c'est vraiment un genre qui propose une putain de diversité, c'est aussi ça l'intérêt du dub, la diversité. Pourtant il faut bien que quelque chose unifie toute cette diversité, tout les écarts de tel ou tel groupe. Mais qu'est ce qui unifie tous les groupes que l'on peut présenter ici? On pourrait trouver un tas de raisons plus ou moins vraies, plus ou moins bonnes, plus ou moins vérifialbes... mais pour ma part je pense qu'ils partagent tous les mêmes influences; lointaines ou pas, conscientes ou pas MAIS surtout une méthode de mix qui a été crée par les premiers musiciens modernes ce cette époque (beaucoup dubbers se référent à King Tubby mais il n'est pas le seul). Ce que je veux dire par là (et c'est ce dont je discutais avec Casualty lors de l'interview : http://www.nizetch.fr/post/2008/02/... ) c'est que des groupes comme eux (casualty) ont du mal à se réclamer du dub parce qu'ils pratiquent une musique purement live orientée vers et pour la scène; mais pourtant ils partagent cette vision (musique de studio) du dub (plutôt inconsciente pour eux, d'ailleurs). Ils se sentent loin du son de King tubby mais leur approche de la création musicale est fortement inspirée par le sampling et les débuts du dub, et surtout elle découle de ceux-ci.
Il arrive aussi de penser des fois que dub est un mot générique qui permet de qualifier (ou de trouver un style) pour des artistes qui évoluent entre la musique éléctronique, le rock, le reggae et l'expérimental. Un vide entre tous ces genres ou certains groupes ne se retrouvent pas vraiment dans tel ou tel étiquette et ou l'appellation dub leur convient mieux. Le dub serait-il une appellation fourre tout? Oui et non. On pourra toujours faire plaisir aux puristes (souvent attiré par le mouvement rasta) en parlant de groupe comme King Shiloh (cf le magnifique reportage de Mill3k : http://www.nizetch.fr/post/2008/03/... ) mais aussi faire découvrir des groupes plus drum'n'bass à d'autres, ou parler des groupes des débuts, comme Zenzile, qui évoluent (en bien en mal, je ne sais pas). Donc d'un coté c'est sur, le dub c'est un fourre tout, entre le dernier Zenzile et Iration Steppa il y a un gouffre, mais bon. D'un autre coté, non, comme je le disais juste avant ils sentent tous en eux les mêmes origines, et qu'elle soit plus rock, ou carrément steppa roots, ils aiment la musique et la vibration qui va avec. Trouver une définition concrète du dub est relativement compliqué. Tout comme l'expliquer aux novices. En effet comment expliquer le lien entre une soirée de Aba Shanti I ou il passe des vinyls et des tunes, et un concert de Ez3kiel ou tout est fait en live... Pas facile de trouver les bons arguments!
Voilà ma vision de la chose, quoi qu'il en soit il ne faut pas forcément juger en mal un groupe comme Zenzile sur son dernier album. Comme un bon nombre, je l'ai pas forcément accroché sur cette galette; ça m'arrive souvent d'ailleurs de me pas accrocher au début. Je n'ai pas trop ré-écouter Living in Monochrome, mais ils se sont ré-inventés, ils ont explorés une nouvelle facette de leur talent. On aime, on aime pas peu importe, reconnaissons au moins que la démarche artistique est bien la. Apres quelle est la place d'une chronique d'un tel album dans les colonnes d'un webzine comme Nizetch? Bon déjà si on avait pas fait la chronique beaucoup se serait demander pourquoi, de plus ça serait une faute de gout de notre part. Je ne pense pas que l'on doit se poser cette question: ils ont leur place ici, et l'évolution ne fait pas de mal (et d'ailleurs je n'adhère pas à la vision de 2D dans son explication du pourquoi de la mort de dubzone, perso je vois plus l'explication camouflée d'une perte de motivation, plutôt que l'évolution négative de la scène, c'est peut être un peu facile de reporter la faute sur l'évolution de la scène)...
...
Je n'ai jamais vu cette explication de 2D, où peut on la trouver?
En ce qui concerne le dub, je me pose souvent la question moi-même et commence a me dire que le dub est l'héritage de nos cousins jamaïcains. Il a certes été ensuite revisité par nos voisins britanniques fortement influencés par ces derniers. (Il me semble que la Jamaïque n'est plus colonie britannique depuis 1962). Chez nous on a encore une vision différente du dub, et alors!
Le dub est il un courant musical, un mouvement, un état d'esprit? Personnellement ça m'est un peu égal. J'écoute de la musique et je ne réfléchis, ni n'agit en fonction de codes et de lois établies.
A ceux qui s'offusquent de l'évolution du dub français, je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de Joe Ariwa (èleve du Mad Professor). Si sa musique ne vous dit rien faites un tour sur le web.
Après c'est sur les gouts et le couleurs... Je trouve assez sain qu'on ne soit pas d'accord sur tout. Mais bon je vous le dit franchement "living in monochrome" est un disque qui tourne régulièrement dans mon autoradio et le dub house me choque un peu plus.
Concernant le peuple de l'herbe et les groupes désirant "toucher un public plus large". Je ne le perçois pas de cette manière là mais plutôt comme une prise de risque, une remise en question et une évolution dans le travail de création. Le premier moyen de devenir plus "mainstream" serait de signer chez une major et de faire un quelque chose de beaucoup plus aseptisé. (je ne dit pas qu'il n'y a que de la merde chez les major...)
Voilà c'est assez brouillon et éloigné de l'article de départ mais ce que j'ai pu lire en commentaire m'a fait un poil réagir.
j'arrive un peu tard sur la discussion et je rejoins l'avis de niz à savoir qu'avant d'être un genre musical à part entière (un peu peu fourre tout, certes) le dub est est une technique de mixage née à la fin des années 60.
Après, libre à chaque artiste de se ré approprier une méthode s'appliquant à la base au reggae mais pouvant s'élargir à pleins d'autres horizons musicaux.
Les artistes pionniers de la scène française ont su combiner cette technique en alliant les machines avec de vrais instruments, il y avait une vraie demande au début du nouveau millénaire (besoin d'un son underground mais qui soit pas exclusivement un son de teuf) pour un public pas forcément familier au reggae.
Honnêtement si des groupes comme High Tone ou Kaly Live Dub avaient débuté en faisant strictement du sound system façon roots & culture comme nos voisins anglais, le dub n'aurait jamais décollé en hexagone, il fallait du live !
Aujourd'hui, c'est différent, la scène française a véritablement explosé, avec beaucoup de nouveaux groupes, un public peut être plus exigeant et très demandeur de son à l'anglaise.
Pour moi il est donc normal que les artistes de la scène jadis appelée növo dub évoluent. Zenzile fait du rock (je reprends le texte de 2D qui alimente à sa manière le débat : http://www.dubzone.org), oui mais il en a toujours fait ! Axis of Evil (dans Totem, 3ème album) c'était pas du rock ? Il y a toujours du dub chez Zenzile aujourd'hui, même dans le dernier disque qui est ouvertement rock.
Brain Damage nous ont surpris encore une fois (au passage je trouvais pas Short Cuts chez mon disquaire avant qu'il ne me le sorte du rayon rock/punk/expérimental) et je crois bien que Kaly Live Dub vont nous mettre sur le cul dans quelques jours...
Alors oui, on parle(era) moins de dub dans les chroniques de ces albums mais cela ne les empêche pas d'avoir toujours une place dans les lignes d'un webzine dub.
Pour moi il n'y a pas de règles dans le dub, on peut très bien jouer du son electro-dub sur un sound system comme le font Dub Addict par exemple (bon le jour où on jouera du rock je m'inquiéterai un peu...), tant que la démarche a un sens et que la vibe est là...
Et oui, Joe Ariwa c'est pas seulement l'élève de Mad Professor, c'est aussi son fils. Tiens, ça me fait penser que je dois faire la chronique du dernier dub station, allez salut !
PEACE AND DUB