Le coté international de ce magazine se fait ressentir des les premiers contacts : il est bien évidement écrit en anglais et comporte un éditorial qui affiche clairement cette orientation Bring the message to the world. On y retrouvera, ainsi, des informations liées aux scènes sound system allemandes, anglaises, russes, polonaises, néo-zélandaises, française, croates, néerlandaises… A chaque fois vous pourrez lire une ou deux pages d’informations, d’anecdotes, de reports, de courtes chroniques. Au total c’est tout de même une bonne quarantaine de pages qui composent le livret. Chacune de ces informations sont rédigées par des rédacteurs locaux comme Jacques Golub pour la France et l'article sur les shops parisiens…

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L’objet en lui-même présente une mise en page claire, sans fioriture elle met très bien valeur le contenu, elle est minimaliste et n’agresse pas l’œil. Étant de plus entièrement imprimé sur un papier cartonné de bonne facture et totalement en couleur, la lecture se fait facilement, sans forcer. Les belles images et visuels qui accompagnent le texte servent soit à illustrer le propos comme celles présentent sur les pages de l’interview de King Earthquake, ou bien elles se proposent en tant qu’histoire à part entière dans les pages « Photo Story ».

Irie up fourni un bon compromis entre texte et visuels, ce qui ne lui donne pas le coté « underground » de certains fanzines plus obscures. En termes de comparaison, il y a beaucoup moins de texte que dans Woofah, malgré le format un peu plus grand mais ce n’est pas forcément un mal. Le contenu n’est pas en reste ; il est mieux présenté et est plus centré sur le milieu du reggae/dub et les sounds systems là ou Woofah (dont on attend toujours le numéro #4) s’autorisait quelques intéressantes digressions… Tant que l’on est dans la comparaison, l’assemblage de la reluire de Woofah semble de meilleure qualité, ici on est dans quelque chose de plus classique.

Au niveau du contenu vous pourrez retrouver les interviews d'Errol Arawak aka King Earthquake racontant son retour dans la scène 17ans après s’être arrêté faute de public, de Calman Scott, remis sur le devant de la scène grâce au label français Kingston Connection ("Devil in the City"). Mais aussi un article sur les disquaires disparus de Paris, un autre sur la visite de Haile Selassie à Washington DC, un historique berlinois du dub depuis la chute du Mur et une pleine fournée de news et infos diverses...

Saluons le très beau travail effectué par l’équipe d’Irie Up et nous tenons à les remercier pour nous avoir offert nos premières publications papier de photo…
C’est beau, c’est intéressant et bien écrit, foncez…

Irie Up est disponible sur les stands de ventes de disques lors de certaines soirées (Musical Riot, Kingston Connexion, Roots Revelation) pour un prix qui devrait tourner autour de 5€/6€ et vous pouvez bien sur les commander directement sur le net sur le site d’Irie Up (5,40 € avec les frais de port). Vous pouvez tout aussi bien vous abonner de manière à recevoir les 6 numéros annuels (24.95€ avec les frais de port) et soutenir cette belle initiative.


Le site de Irie Up

Liste des distributeurs: